Votre Question :

On entend beaucoup parler du travail de Serge Galam, qui table sur une victoire de MLP en se basant sur les reports de voix. En quoi son travail se différencie t'il de celui des instituts de sondage ?

Bonjour,

Serge Galam, physicien, chercheur au CNRS et membre du Cevipof de Sciences Po, ne «table» pas vraiment sur une victoire de Marine Le Pen, mais tente d'expliquer pourquoi sa victoire est possible.

Galam explique ainsi que les enquêtes d'intention de votes, qui donnent un écart conséquent en faveur d'Emmanuel Macron, peuvent ne pas refléter le score final. Pourquoi ? En raison de ce que le chercheur appelle «l'abstention différenciée». Le raisonnement est assez simple : Galam explique que si les personnes qui comptent voter pour Le Pen se mobilisent beaucoup plus que ceux qui préfèrent Macron, la candidate FN pourrait virer en tête.

«Par exemple, pour une participation globale de 79 % avec 44 % d’intention de vote pour Marine Le Pen, elle obtient une majorité de 50,25 % si la participation pour elle s’élève à 90 % contre 70 % pour son challenger. Ainsi, un différentiel d’abstention de 20 points permet de gagner 6,25 points, et transforme 44 % d’intention de vote en 50,25 % de votes exprimés faisant élire Marine Le Pen», détaillait-il dans une tribune publiée par Libération.