Votre Question :

Bonjour. Est-ce que le compte Twitter @AlertesInfos est fiable svp ? Merci d'avance !
Question posée par Laura,  le 6 octobre 2017

Bonjour,

@Alertesinfos est un compte Twitter d'actualité. Ce type de compte (il en existe une dizaine en français) relaye des informations produites par d'autres médias. Si l'on s'en fie au nombre d'abonnés, @AlertesInfos (suivi par plus de 40000 personnes) est quatrième, derrière @actu140 (77000), Limportant_fr (90100), et @LesNews (402000).

Nous avons interrogé par téléphone le créateur et unique gérant du compte @AlertesInfos. Anthony travaille dans la communication et habite dans la région de Nantes: «Je ne suis pas journaliste, explique-t-il. Mon seul objectif avec ce compte, c'est de relayer rapidement des informations sourcées.»

La quasi-totalité des tweets d'@AlertesInfos sont la reproduction d'informations produites par des médias ou des agences de presse. «Je synthétise une information, tout en disant d'où elle vient», détaille Anthony. On pourrait donc dire que son compte Twitter est plutôt fiable (du moins tant que les médias dont il relaye les contenus le sont). Et son gérant l'assure: «Si une info que j'ai publiée est fausse, je supprime le tweet.»

Comment choisit-il ce qu'il partage? «C'est très personnel. Si ça m'intéresse, je me dis que ça peut intéresser quelqu'un d'autre.» Dans de très rares cas, Anthony produit lui-même du contenu – comme lors de récentes manifestations à Nantes, où il avait diffusé ses propres photos et vidéos.

⚡️SUIVI - Une «maison du peuple» a été construite par des manifestants au milieu de la route devant la préfecture de #Nantes. pic.twitter.com/Sj9Dpw8lLM

— AlertesInfos (@AlertesInfos) 10 octobre 2017

Pour le jeune homme de 27 ans, l'information est une «passion». Il affirme qu'@AlertesInfos ne lui rapporte pas d'argent. Il ne s'explique pas vraiment le succès du compte, mais s'amuse d'avoir été classé par à droite avant la campagne présidentielle, et à gauche depuis l'élection. De temps en temps, Anthony le reconnaît, il sort du rôle de relais qu'il s'est attribué. Comme quand il insulte Ruquier pour sa passivité lors de l'échange entre Christine Angot et Sandrine Rousseau, ou qu'il ironise sur les entreprises visées par le dernier Cash Investigations. Mais le gérant d'AlertesInfos le regrette: «Ce sont des coups de sang. Je ne devrais pas les publier.»

Fabien Leboucq

Réponse publiée le 12 octobre 2017