Votre Question :

Est-ce que des dirigeants européens ont condamné les violences en Catalogne ?

Bonjour, 

Les réactions européennes après les violence en Catalogne ont été très timides. Charles Michel, le chef du gouvernement belge était, dimanche en début de soirée, le seul dirigeant à avoir dénoncé un coup de force de Madrid. 

"La violence ne peut jamais constituer une réponse! Nous condamnons toutes les formes de violence et réaffirmons notre appel au dialogue politique", a-t-il tweeté. 

Violence can never be the answer! We condemn all forms of violence and reaffirm our call for political dialogue #CatalanReferendum #Spain

— Charles Michel (@CharlesMichel) 1 octobre 2017

La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, s'était également dite «préoccupée» par les images en provenance de cette région espagnole.

1/2 Increasingly concerned by images from #Catalonia. Regardless of views on independence, we should all condemn the scenes being witnessed

— Nicola Sturgeon (@NicolaSturgeon) 1 octobre 2017

Pour le reste, la journée de dimanche a été marquée par le silence des autorités européennes. Le représentant de la Catalogne auprès de l'Union européenne, Amadeu Altafaj, s'en est d'ailleurs ému, appelant l'Union Européenne à arrêter la complaisance et à protéger les citoyens catalans.

Dear @JunckerEU & @TimmermansEU I urge you to stop complacency and intervene to protect Catalan EU citizens. Cc @MartinSelmayr @MargSchinas https://t.co/exv2l8x5v9

— Amadeu Altafaj (@aaltafaj) 1 octobre 2017

Il a fallu attendre le lendemain et la journée de lundi  pour que la Commission européenne sorte un peu de sa réserve. «Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue», a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen Margaritis Schinas lors d’un point presse à Bruxelles. «La violence ne peut jamais être un instrument en politique», a-t-il ajouté, après avoir affirmé, conformément à la position de Bruxelles depuis le début, que le referendum était illégal. 

Même tonalité chez Donald Tusk, président du conseil européen, qui a réagi dans l'après midi de lundi, se disant d'accord avec les arguments constitutionnels de Madrid, tout en appelant à éviter tout escalade dans la violence et tout usage de la force.

Just spoke to @MarianoRajoy. Sharing his constitutional arguments, I appealed for finding ways to avoid further escalation and use of force.

— Donald Tusk (@eucopresident) 2 octobre 2017

Emmanuel Macron, de son côté a apporté lundi son soutien au gouvernement espagnol de Mariano Rajoy en déclarant «son attachement à l'unité constitutionnelle de l'Espagne». Lors d'un entretien au téléphone, il a réaffirmé au chef du gouvernement espagnol qu'il n'avait «qu'un seul interlocuteur en la personne de M. Rajoy», sans évoquer les violences policières.

A lire sur le sujet : cet article de Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles.

Cordialement

C.Mt