Votre Question :

Lors des manifestations, est-il vrai que des policiers opèrent masqués et n'arborent pas leur matricule ?

Bonjour, 

Cette réponse est rédigée à partir d'un article publié dans Libération le 30 mars 2016

Aux forces de l'ordre visibles assurant le maintien de l'ordre dans les manifs (compagnies républicaines de séurité équipées de casques à liseré jaune, compagnies d’intervention de la préfecture de police, équipées de casques à liseré bleu) s'ajoutent toujours des policiers en civil, dispersés dans la foule, et dont le rôle est d’identifier et d’interpeller les éventuels casseurs.

Parmi eux, il y a des fonctionnaires de la Brigade d’information de voie publique (BIVP), ainsi que les brigades anticriminalité (BAC). La plupart du temps, ce sont ces derniers agents, appelés communément «baqueux», qui peuplent les vidéos d’interventions musclées.

En mars 2016, lors des manifs contre la loi travail, des vidéos avaient par exemple montré des policiers frappant des jeunes le visage entièrement masqué et sans brassard apparent.

Il n’existe aucun texte juridique obligeant un policier à porter des signaux distinctifs. «Ils doivent simplement informer de leur qualité dès qu’ils entrent en action», explique la magistrate Laurence Blisson. A la préfecture, on explique même que le but est de ne pas en porter : «La mission des unités en civil étant de se fondre dans la foule pour en extraire les éléments perturbateurs, il y a une contradiction avec le fait de se signaler distinctement». Quant aux visages masqués, une policière en poste à Paris estime qu’il s’agit surtout «de se protéger du gaz lacrymogène, et de ne pas finir sur des sites de type Copwatch, dévoilant l’identité et parfois l’adresse des fonctionnaires.»

Cordialement

C.Mt