Votre Question :

APB est il fini ?

Bonjour,

Dans tous les sens du terme, on peut dire que la plateforme Admission post-bac (APB), qui répartit les étudiants (notamment les bacheliers) entre les filières d'enseignement supérieur, est finie.

D'abord d'un point de vue purement pratique, APB ne ditribuera plus les jeunes étudiants entre les filières pour cette rentrée, car la procédure s'est terminée le 25 septembre. A cette date, ils étaient toujours 3 729 sans affectation – soit environ un millier de plus que l'année dernière –, selon les informations communiquées par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche à la rentrée. Pourtant, il y aurait encore 135 2016 places vacantes, qui n'ont donc pas été demandées, dans l'enseignement supérieur (voir la répartition ci-dessous). Pour régler le problème, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche appelle l' «ensemble des recteurs et des chefs d'établissement» à «mobiliser ces places vacantes afin d'accueillir les bacheliers qui sont encore en attente d'affectation».

Capture d'écran - rapport de rentrée du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche

Ensuite, «la plateforme APB, telle que nous la connaissons, sera effectivement terminée l'an prochain», expliquait la ministre Frédérique Vidal au Journal du Dimanche au début du mois. En cause: l'incapacité de la plateforme à répartir l'ensemble des étudiants, mais aussi son mécanisme de recueil et de traitement des vœux, très critiqué depuis plusieurs années.

Le jeudi 28 septembre, la Commission nationale de l'informatique et des libertés a mis en demeure le ministère de l'Enseignement supérieure, de la recherche et de l'innovation pour « manquement aux règles gouvernant la protection des données ». La Cnil reproche à APB l'utilisation d'un algorithme déterminant «automatiquement, sans intervention humaines, les propositions d'affectations», une «information insuffisante des candidats», ou encore l'absence de clause, dans la convention régissant APB, concernant «la sécurité et la confidentialité des données».

Peu d'informations filtrent sur la plateforme qui remplacera APB. Seules certitudes: elle changera de nom, car «APB rappelle trop de mauvais souvenirs», expliquait Frédérique Vidal début septembre au JDD. Cependant, «une gestion informatique reste nécessaire», selon la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, qui promet que «le tirage au sort à l'aveugle, dans les filières les plus demandées, sera terminé en 2018».

Fabien Leboucq

Le 29 septembre 2017